Capture en direct · Boucle cryptographique

Filmé en vrai. Prouvé en direct.

TrueTake prouve qu’une vidéo a été filmée en direct. Un téléphone affiche des QR codes signés par le serveur, l’autre les filme : chaque code dépend de la seconde d’avant. Le résultat est une preuve signée, ancrée et vérifiable par n’importe qui.

Voir une preuve vérifiée
  • Signature Ed25519
  • Chaîne SHA-256
  • Ancrage Merkle
  • Vérification dans le navigateur
  • Aucun cookie

Chaque code dépend de la seconde d’avant.

Le problème

Une vidéo ne suffit plus à prouver quoi que ce soit.

Montage, IA générative, métadonnées réécrites : une vidéo reçue après coup ne dit plus quand ni comment elle a été tournée. Ce doute pèse sur tous ceux qui doivent décider sur pièce.

  • Des images générées

    Les outils d’IA produisent des vidéos crédibles en quelques minutes. Les détecteurs courent derrière, avec des faux positifs.

  • Des métadonnées réécrites

    Date, lieu, appareil : les informations d’un fichier se modifient avec un logiciel gratuit. Elles ne prouvent rien.

  • Des séquences recomposées

    Une vidéo réelle peut être coupée, réordonnée ou rejouée devant une caméra. Rien ne le signale à l’œil nu.

TrueTake ne cherche pas à deviner si une vidéo est fausse. Il prouve qu’elle a été filmée en direct, dans une boucle impossible à préparer à l’avance.

Simulateur interactif

Essayez la boucle. Puis cassez-la.

Ce simulateur tourne dans votre navigateur avec de vrais calculs SHA-256 (WebCrypto). Filmez des segments, regardez chaque empreinte entrer dans le QR suivant, puis altérez un seul octet d’une vidéo déjà filmée.

Téléphone A · afficheCode 1

Premier code : aucun segment précédent

Téléphone B · filmeREC 00.0

Visez le code puis filmez

Segments 0 / 5

Filmez au moins un segment pour pouvoir l’altérer.

La chaîne

  1. SEG 01à filmer
    segment
    —
    QR
    —
    chaîne
    —
  2. SEG 02à filmer
    segment
    —
    QR
    —
    chaîne
    —
  3. SEG 03à filmer
    segment
    —
    QR
    —
    chaîne
    —
  4. SEG 04à filmer
    segment
    —
    QR
    —
    chaîne
    —
  5. SEG 05à filmer
    segment
    —
    QR
    —
    chaîne
    —
Intacte

Le code 1 est affiché sur le téléphone A. Filmez le premier segment.

chaîneₙ = SHA-256(chaîneₙ₋₁ ‖ segmentₙ ‖ QRₙ)

Simulation pédagogique : l’application réelle signe chaque QR (Ed25519, COSE) et hache des enregistrements canoniques (JCS). Rien n’est envoyé, tout se calcule dans cette page.

Comment ça marche

Quatre temps, aucune confiance aveugle.

Deux téléphones, un serveur qui signe et un registre public. Chaque étape laisse une trace que n’importe qui peut recalculer.

  1. Appairer

    Lancez TrueTake sur les deux téléphones — celui que vous pointez filme

    Un seul bouton, aucun rôle à choisir. Chaque téléphone affiche un code d’appairage et regarde avec sa caméra. Visez l’un avec l’autre : celui qui lit le code devient la caméra, l’autre affichera les codes signés. Posez-le dans la scène, reculez : la capture démarre toute seule quand vous ne bougez plus, sans filmer la mise en place.

    • Rôles attribués automatiquement
    • Code d’appairage à usage unique
    • Aucun compte
    Deux téléphones affichent chacun un code d’appairage TrueTake encadré ; celui que l’on pointe vers l’autre devient la caméra.
  2. Boucler

    Chaque code dépend de la seconde d’avant

    A affiche un QR signé par le serveur. B en filme un segment d’environ une seconde, l’enchaîne aux précédents et l’envoie. Le serveur vérifie que le bon code est visible, puis émet le QR suivant, qui engage cette chaîne. La boucle tourne jusqu’à ce que vous l’arrêtiez, et l’historique est signé au fil de la capture.

    • QR signés Ed25519 (COSE)
    • 20 secondes de validité par code
    • Jusqu’à 30 minutes par capture
    Les segments vidéo enchaînés par leurs empreintes jusqu’à l’empreinte finale de la chaîne.
  3. Sceller

    Une preuve signée et analysée

    À la fin, le serveur assemble la vidéo, exécute onze contrôles de cohérence et signe un certificat qui engage l’historique signé de la capture, sa couverture en direct et le fichier final.

    • Certificat Ed25519
    • Rapport forensique joint
    • Vidéo finale hachée (SHA-256)
    Un sceau : signé, haché, analysé, ancré dans un arbre de Merkle.
  4. Ancrer

    Publiée dans un registre public

    L’empreinte du certificat devient une feuille d’un arbre de Merkle. La racine est publiée par lots dans le registre public TrueTake (réseau simulé pendant la bêta) ; une fois ancrée sur un réseau public, elle date la preuve sans rien révéler de son contenu.

    • Schéma truetake-merkle-1
    • Registre public consultable
    • Réseau simulé en bêta, testnet en option
    Un arbre de Merkle : la feuille de la preuve et ses voisines remontent jusqu’à la racine ancrée.

Ce que nous prouvons

Le direct, prouvé par la cryptographie. Le trucage, rendu très difficile.

Enregistrée en temps réel : une preuve mathématique, pas un score

Pour chaque segment qu’une preuve valide compte comme filmé en direct, sans estimation ni probabilité ; l’historique signé se recalcule dans le vérificateur :

  • Pas avant son code. Chaque segment en direct (0,7 à 2 s) montre un QR signé par le serveur (Ed25519), porteur d’un nombre aléatoire de 128 bits tiré à son émission. Impossible de le connaître avant : le segment n’a pas pu être produit plus tôt.
  • Pas après le code suivant. Le QR suivant engage la chaîne des segments reçus, chacun avec son empreinte SHA-256 : ce segment existait déjà, octet pour octet, et ne peut plus être retouché ni remplacé.
  • En quelques secondes. Un segment envoyé après l’expiration de son code (20 s), ou plus long que le temps écoulé entre l’émission du code et sa réception, est refusé. Une capture dure au plus 30 minutes, à l’heure du serveur.
  • Dans l’ordre, interruptions affichées. Chaque code ne sert qu’une fois et chaque segment est enchaîné au précédent : ni réordonnancement, ni ajout après coup. Un segment dont le code est illisible est gardé mais pas compté comme filmé en direct. Une interruption (un appel, le réseau, trois au plus) est déclarée et figure sur le certificat avec sa durée : aucune coupe n’est cachée.
  • Intacte depuis la signature. Le certificat signé engage l’empreinte de la vidéo finale et toute la chaîne : un octet modifié, et la vérification échoue.

Ces garanties reposent sur Ed25519, SHA-256 et le serveur : sa clé, son horloge, sa lecture du code dans les images. Elles établissent quand et dans quel ordre la vidéo a été enregistrée, pas que la scène est vraie.

Un écran filmé en arrière-plan ? Ce que nous mettons en œuvre

Le scénario le plus élaboré : filmer en direct un écran qui diffuse une scène générée, avec les codes du téléphone A dans le champ. Nos contrôles lui imposent des contraintes lourdes :

  • Le code et la scène dans la même image. Le serveur doit lire le code dans les images du segment, et le téléphone qui filme ne le reçoit jamais par le réseau : l’application ne peut que le filmer, avec la scène.
  • Aucune retouche après l’envoi. Ajouter, remplacer ou recomposer des images après l’envoi change l’empreinte du segment et rompt la chaîne ; avant, il ne reste que les secondes de validité du code.
  • La caméra, rien d’autre. L’application enregistre depuis la caméra et n’importe aucun fichier ; le serveur refuse un segment dont la source déclarée n’est pas la caméra.
  • Une vidéo mesurée segment par segment. Durée, résolution, codec, cadence, horloges, délais, visibilité du code : chaque écart mesuré figure dans le rapport joint au certificat.
  • Les mouvements du téléphone scellés. Si vous l’autorisez, l’intensité des mouvements du téléphone qui filme (accéléromètre, gyroscope) et un lieu approximatif sont scellés dans la chaîne à chaque segment.
  • Une vidéo examinable. Issue des seuls segments acceptés, la vidéo certifiée peut être scrutée par qui y a accès : bord d’écran, reflets, moiré, scintillement.

Soyons clairs : aucun détecteur automatique d’écran filmé ou d’image générée n’est actif aujourd’hui ; ces analyses sont prévues.

Un détecteur d’IA estime une probabilité, après coup. TrueTake établit la preuve au moment du tournage, et chacun peut la vérifier. Pour faire passer une vidéo générée, il faudrait la produire en direct, avec les codes du téléphone A dans l’image, segment après segment. Sans rendre le trucage impossible, TrueTake le rend très difficile : nous le considérons donc comme la façon la plus fiable, aujourd’hui, de montrer qu’une vidéo a été filmée en direct plutôt que générée.

Cas d’usage

Là où une vidéo doit résister au doute.

  • Assurance et sinistres

    Dégât des eaux, véhicule accidenté, état avant travaux : l’assuré filme, l’expert vérifie que la vidéo date bien de la déclaration.

    Ce que la preuve apporteFilmée en direct, à l’heure du serveur, non recomposée.

  • Journalisme et OSINT

    Un témoin filme, un reporter à distance affiche les codes. La rédaction publie la vidéo avec son lien de vérification.

    Ce que la preuve apporteAucune séquence préparée à l’avance ni réinjectée.

  • Livraison et remise en main propre

    Le livreur montre le colis, le client affiche les codes : la remise est documentée en une minute, sans papier.

    Ce que la preuve apporteLes deux parties ont participé, au même moment.

  • Commissaires de justice

    En appui d’un constat, une captation vérifiable par toutes les parties, avec sa chaîne d’empreintes jointe au dossier.

    Ce que la preuve apporteChaque segment lié au précédent, fichier intègre.

  • Inspections et états des lieux

    Chantiers, locations, contrôles qualité : l’inspecteur et son interlocuteur produisent une trace commune et horodatée.

    Ce que la preuve apporteHorodatage serveur et contexte de capture.

TrueTake produit un élément de preuve technique. Sa portée juridique dépend du contexte et de l’appréciation de ceux qui l’examinent.

Confiance et technologie

Ce que la preuve garantit. Et ce qu’elle ne garantit pas.

Ce que TrueTake prouve

  • La vidéo a été capturée pendant la boucle, segment par segment, dans l’ordre ; toute interruption est déclarée, avec sa durée.
  • Chaque segment compté comme filmé en direct a été enregistré entre l’émission du code qu’il montre et celle du code suivant : impossible de le préparer à l’avance ou de le retoucher ensuite. Le certificat indique quelle part de la capture a été filmée en direct.
  • Le fichier final n’a pas été modifié depuis la signature (empreinte SHA-256).
  • Le certificat est signé par une clé publiée de TrueTake et figure dans un lot ancré à une date donnée (registre TrueTake pendant la bêta).

Ce que TrueTake ne prouve pas

  • Que la scène filmée est vraie : une mise en scène devant la caméra, y compris un écran filmé en arrière-plan, reste possible. Nos contrôles la rendent difficile sans l’exclure.
  • Qu’aucune image n’a été générée : aucun détecteur automatique d’IA n’est actif aujourd’hui.
  • L’identité des personnes qui tiennent les téléphones.
  • Une position exacte : le lieu, quand vous l’autorisez, reste volontairement approximatif.
  • L’intégrité matérielle des appareils : l’attestation d’appareil n’est pas encore disponible.

Des standards ouverts, recalculables par tous

  • Ed25519signatures
  • SHA-256empreintes
  • JCSRFC 8785
  • COSE_Sign1RFC 9052
  • Base45RFC 9285
  • CBORRFC 8949
  • Merkletruetake-merkle-1
  • Forensique11 heuristiques
  • Vérification locale : vos fichiers ne quittent pas votre appareil.
  • Pas de cookies, pas de publicité, pas de CDN tiers : seulement une mesure d’audience anonyme.
  • Lieu et capteurs facultatifs, réduits à des valeurs grossières.

Lire la documentation technique

Preuve en direct

Une vraie preuve, vérifiable maintenant.

Le serveur TrueTake produit une opération de démonstration de bout en bout : vrais QR signés, vraies vidéos, vraie chaîne, certificat signé puis ancré. Ouvrez-la dans le vérificateur et regardez chaque contrôle passer.

API injoignable · exemple statique

Exemple figé affiché parce que l’API ne répond pas. Les valeurs réelles apparaissent dès qu’elle est joignable.

Preuve de démonstration

Ancrée Réseau simulé Démonstration synthétique

Démonstration en cours de génération

Empreinte de la preuve
6c1d·3fa9·…·e04a
SHA-256 de la vidéo
9f3a·e07b·…·c41e
Segments
5
Filmé en direct
6,012 s
Clé de signature
tt-ed25519-3fa9c07e81d2e5b4
Signée le
16 oct. 2026, 08:00 UTC
Analyse
Aucune anomalie significative
Cohérence
94,4 %

Preuves émises

128

Preuves ancrées

127

Lots publiés

41

Dernier ancrage

16 oct. 2026

Hors démonstrations

Registre public

Les 5 derniers lots ancrés

  1. 6c1d·3fa9·…·e04a3 feuilles#1 000 041
  2. 81d2·c07e·…·d9171 feuille#1 000 040
  3. e5b4·d917·…·e04a4 feuilles#1 000 039
  4. 3fa9·a41f·…·c07e2 feuilles#1 000 038
  5. a41f·9c02·…·3fa92 feuilles#1 000 037

Questions fréquentes

Tout ce qu’on nous demande avant la première capture.

Faut-il vraiment deux téléphones ?

Oui. L’un affiche les codes, l’autre filme : ces deux rôles distincts rendent la boucle impossible à préparer seul à l’avance. Vous n’avez rien à choisir : lancez TrueTake sur les deux, et le téléphone que vous pointez vers l’autre devient la caméra. Il suffit que chaque téléphone ait l’application et une connexion internet.

Combien de temps dure une capture ?

Le temps qu’il faut, jusqu’à 30 minutes : vous pouvez terminer dès que cinq secondes au moins ont été filmées en direct, sur trois codes. Chaque code reste valable 20 secondes. Une fois les téléphones associés, vous avez deux minutes pour cadrer : la capture démarre toute seule dès que vous ne bougez plus, et rien n’est filmé avant.

TrueTake détecte-t-il les deepfakes ?

Pas avec un détecteur, et nous ne le prétendons pas. TrueTake prend le problème à l’envers : il prouve que chaque segment compté comme filmé en direct a été enregistré dans la boucle, ce qui exclut une vidéo montée après coup. Reste le trucage en direct, comme un écran filmé : nous le rendons très difficile, pas impossible (ce que nous mettons en œuvre). Les contrôles forensiques sont des heuristiques de cohérence, pas une détection d’IA.

Qui peut vérifier une preuve ?

Tout le monde, sans compte. Le vérificateur fonctionne dans le navigateur : déposez le fichier de preuve et la vidéo, chaque contrôle est recalculé localement. Seules les clés publiques et les lots d’ancrage viennent de l’API publique.

Mes vidéos sont-elles envoyées au serveur ?

Pendant la capture, oui : le serveur lit chaque segment pour vérifier le code visible, puis assemble la vidéo finale. Elle est conservée pour une durée limitée (voir la politique de confidentialité). À la vérification, en revanche, votre fichier ne quitte pas votre appareil.

Que signifie « réseau simulé » ?

Pendant la bêta, les racines Merkle sont publiées dans le registre public de TrueTake avec une transaction simulée et recalculable, pas sur une blockchain publique. Le vérificateur l’affiche clairement, sans le cacher derrière un « valide ». Un ancrage sur réseau de test (Base Sepolia) est disponible en option.

Et si le réseau coupe pendant la capture ?

Chaque segment part dès qu’il est filmé, et l’historique est signé au fil de l’eau. Si le réseau coupe, si un appel arrive ou si l’application passe en arrière-plan, la capture est interrompue : vous avez deux minutes pour la reprendre, trois fois au plus, et chaque interruption figure sur le certificat avec sa durée. Sans reprise, la capture se termine d’elle-même et n’est certifiée que si cinq secondes au moins ont été filmées en direct.

Quelle valeur juridique a une preuve TrueTake ?

C’est un élément de preuve technique, documenté et vérifiable par des tiers. Son poids dépend du contexte et de l’appréciation de ceux qui l’examinent. TrueTake ne remplace pas un officier public.

L’application existe-t-elle sur iPhone ?

Une version de test Android est disponible (Android 10+). La version iOS est en préparation : laissez-nous un message depuis la page de téléchargement pour être prévenu.

Votre prochaine vidéo mérite une preuve.

Installez TrueTake sur deux téléphones et produisez votre première preuve vérifiable en moins d’une minute.